Bruxelles : Centre Belge de la BD

Je suis une habituée de la Belgique. Pourtant, malgré mes allers-retours, passages fréquents à la capitale et ma passion pour la BD franco-belge, je n'avais encore jamais mis les pieds au Centre Belge de la BD. C'est maintenant chose faite, et pour mon anniversaire, SVP.


Je dois avouer que je n'ai pas grand-chose à dire dessus et que les photos parleront d'elles-mêmes. Le musée occupe trois étages (le troisième étant réservé aux expos temporaires) et brasse la BD franco-belge (et québécoise) dans sa globalité, partant des racines historiques du principe de raconter une histoire en cases et en bulles pour progressivement avancer dans le temps. On y trouve des planches originales, des crayonnés, des extraits d'un peu de tout, de tous les styles (mais vraiment TOUS), y compris des auteurs indépendants.
En dehors des planches, on trouve également des objets fort intéressants comme des produits dérivés, des magazines ou des publicités d'époque de classiques (Tintin, Spirou, etc), bien qu'en petite quantité.
Une petite partie était consacrée aux adaptations animées, avec des celluloïds originaux.

Mais là où j'ai eu de la chance, c'est que l'expo temporaire (dont je n'étais même pas au courant) du dernier étage portait sur Seuls. Mes souvenirs ont beau être flous (je n'ai lu que les deux premiers cycles), je suis très fan du trait de Gazzotti et ça fait toujours plaisir de voir une expo aussi détaillée sur une œuvre qu'on a lue.

L'expo, immense, ressemble beaucoup à ce qu'on peut trouver au RDV BD d'Amiens, avec des décors en 3D et une véritable mise en scène.
Je pense que l'expo temporaire était la partie la plus intéressante du musée pour moi, le reste dressant un portrait de la BD très global. Les explications s'adressent plutôt aux néophytes (compréhensible, pour un musée !), comme les méthodes de travail des dessinateurs, le processus d'édition, etc. Peut-être que ça manque un peu de décors sympas et d'interactif pour justifier le prix de l'entrée (chose rattrapée par l'expo). Surtout lorsqu'on est habitué aux festivals qui proposent parfois des trucs spectaculaires pour un tarif moindre (voire entrée gratuite).
Je comprends les avis disant qu'on en sort avec un goût de "trop peu" et je ne qualifierais pas l'endroit d'incontournable, mais on appréciera le fait qu'ils se penchent sur des œuvres plus niches et variées au lieu de se focaliser exclusivement sur les géants du milieu que l'on connaît déjà. Même si me concernant, je suis un peu déçue du manque de Peyo, haha.
Malgré mon avis un peu mitigé, me retrouver au milieu de toutes ces planches m'a indubitablement redonné la pêche, et c'est ce qui me rappelle pourquoi je suis en vie !